Un début d'été /10

 

Traverser la frontière par une poterne

Sans se dérober, sans prendre la géographie

pour une lanterne nous pourrions nous rendre

à vau-l’eau à Pontoise ou simplement à l’évidence

 

Passer ses vies à chercher ce qui se cache

Ne pas voir la façade, ni la tapisserie

Ne visiter que la crypte le labyrinthe

Trouver la meurtrière derrière la cymbalaire des murs

 

Il doit bien y avoir des secrets à exhumer

Une histoire inconnue, des ontologies alternatives

Une puissance inédite derrière ces remparts

Cachée sous les agapanthes galopantes

 

Ou peut-être n’y-a-t-il rien d’autre que

Ce qui s’offre dans l’immanence

La donation dérobée qui porte à double sens

Et la forteresse cachée n’existeraient donc pas

 

Loin de moi l’idée saugrenue

De faire mon deuil des souterrains

Un monde sans porte condamnée

Ne prête pas le flanc à l’ouverture d’esprits

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